De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Gageure minimaliste ? Un piano, une voix, des cordes discrètes. Idem pour une basse et une batterie en accompagnement léger. Rebekka Karijord est fluide et aérienne. C’est un  courant d’air qui passe, celui qui exprime ses peurs du monde, cette peur de la perte de l’autre alors que la solitude s’apprécie plus facilement, cette peur qu’elle devra alors porter comme une couronne. Il semble pourtant clair qu’avec de telles chansons l’artiste ne doit pas craindre d’affronter le public. D’autant qu’elle a tourné en première partie d’Ane Brun – artiste qu’elle accompagne sur scène habituellement -, à l’invitation de cette dernière. Ane Brun étant présente sur cet album pour la co-écriture du texte de « Morning light forgives the night », ainsi que pour les chœurs de « Wear it like a crown ». Le parti-pris intimiste n’est qu’apparent, confirmé par la version live seule au piano de ce même « Wear it like a crown », mais contrarié par des arrangements d’une vivacité surprenante pour des titres dont le calme relatif n’est qu’apparente résonance. Pour preuve « Parking lot » et son entrainante ligne de basse au piano sur une batterie-percussions. La mélodie du chant est emportée par des cordes dansantes. Même combat pour « This anarchistic heart » qui, malgré son tempo plus lent, joue d’identiques charmes. « The noble art of letting go » ou la maîtrise des émotions.

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