De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Le nouveau « Rémi TOMISLAV Bricka » n’a plus qu’à apprendre l’envol de tourterelles. Le reste il le connait déjà sur le bout des doigts. Guitare, harmonica, grosse caisse et charleston aux pieds, siège sous les fesses, Tomislav la joue homme-orchestre. En studio, il fait quasiment tout le reste, basse, claviers, et invite quelques musiciens pour les cuivres et le piano. Autant dire qu’il souhaite que son public ne s’ennuie pas. A ses débuts, on pouvait le comparer au M première version. Celle où il se produisait seul ou juste en duo, avec Vincent Segal. Mais Tomislav est un chanteur différent, avec son propre esprit et un répertoire certes plus classique, mais incidemment calé au beau milieu de toute part. Entre ce que la variété ferait de mieux, et ce que les rockeurs feraient de plus ballade-country. Il faut dire que les origines de l’artiste imposent quelque histoire. « Je suis là » en parle brillamment : « Je suis là où s’écrasent nos valeurs, Je suis là où le diable rit de bon cœur… sous un casque aux couleurs d’un ciel bleu et pur ». Il y a d’une part l’histoire de pays, certains en guerre, d’autres, plus accueillant, en paix. Il y a une distance, posée par un humour suffisamment dosé pour ne pas perturber les essences philosophiques du message humaniste. « Doit-on gagner en amertume ce qu’on perd de farouche ? », « … y’a pas mort d’homme, Ce qui ne te tue pas te rend plus fort », exemples types de phrases croisées aux détours de couplets imprégnés d’actualité, dépeignant souvent des situations extrêmes, avec toujours cette lueur de joie pointant quelque soit le malheur. S’il faut un minimum d’attention pour saisir tout cela, l’album en lui-même se présente avant tout comme un manifeste d’espoir : « Le temps est à la fête » en est un peu la synthèse personnalisée. Et puis, pour le reste, la musique parle d’elle-même. Bravo pour les arrangements qui, tout en simplicité, augmentent en version audio, le plaisir de l’écoute découvert en concert. « Tebi majko misli lete »… (« Ma mère, mes pensées s’envolent vers toi).

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