Une recette simple pour être de bonne humeur en se levant le matin : écouter cette « Joyeuse Erreur ». Raphael Gualazzi, prolonge, avec ce second album, l’esprit nouveau qui caractérisait ses premières chansons. Compositions hybrides, dans lesquelles le pianiste virtuose introduit un ensemble d’influences. Des influences qualifiables de « désirs », tant il est évident, à l’écoute, que l’osmose obtenue résulte du naturel de l’individu. Considéré quelque part comme un crooner, l’italien, qui chante soit dans sa langue soit en anglais, pourrait être comparé à Mika, en ce sens que la grain de folie omniprésent transmet enthousiasme et joie. Dès « Baby What’s Wrong », on positive. « Don’t Call My Name », second titre, est l’imparable tube de l’album. Mais d’autres aventures, comme « Senza Ritegno », feront tout aussi bien l’affaire pour séduire un très large public, ne serait-ce que par son côté Adriano Celentano débridé, dans l’élocution rapide. Grande partie de plaisir que l’écoute de ce disque. Un premier duo, avec Camille (« L’Amie D’Un Italien (Rainbow) » donne des couleurs plus jazz et comédie musicale. Esprit perpétué avec l’instrumental de plus de cinq minutes « Questa O Quella Per Me Pari Non Sono ». Un second duo, « Welcome To My Hell », avec les Puppini Sisters, lorgne alors du côté d’un gospel éthéré. On ne sait jamais exactement dans quelle direction Raphael Gualazzi va embarquer l’auditeur, et c’est bien cela qui fonctionne… à merveille. Souvent sublime et très bienvenu pour ce printemps tardif.

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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