Sticky Fingers Caress your soul Du reggae ? Une formation qui explique « How To Fly » en entrée. Puis « Clouds + Cream », reggae aussi, mais avec un chant à la dynamique très sauvageonne pour le style. Il faut écouter l’album entier pour se rendre compte des capacités savantes du quintet australien. « Australia Street » en troisième titre commence comme un dub. Mais le genre ne résiste pas au développement qui, par bonheur, semble se moquer de la pureté d’un registre plutôt réservé de droit à la Jamaïque. Même pas reggae de blanc – à aucun moment on ne pense à Police -, Sticky Fingers (ni aux Stones d’ailleurs) exerce des ressources spontanées portées sur la félicité mélodique (« These Girls » en tube pop, « Caress Your Soul » et son couplet qui pourrait être un refrain, la douceur de « Laika »). Le groupe sait y faire et, si on le remarque, c’est justement par ce décalage qui empêche de le ranger dans une case qui lui serait trop étroite. Qui plus est, les musiciens gratifient l’auditeur de belles parties instrumentales qui démontrent qu’il est possible d’associer la richesse des talents de chacun pour mettre à jour un répertoire inhabituel, moderne et débordant de fraîcheur.

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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