cover The Dedicated NothingVoilà un album qui a mis du temps à séduire. La faute au style, en fait. Une pop comme on en entend beaucoup ces temps-ci. Fougue, mélodie, entrain de guitares très sûres d’elles, chant perché dans les médiums à la mode. Alors, qu’est-ce qui peut bien faire la différence et distinguer The Dedicated Nothing de n’importe quel autre groupe du genre ? Nothing ? Comme ça tourne très bien malgré tout, qu’il n’y a rien à redire sur le jeu et la mise en forme, quelques écoutes plus loin finissent par mettre à jour d’abord un titre. Le « Love Me Girls » finalement très tubesque, avec cette basse serpentine qui apparait derrière une guitare tournoyante et assoit audacieusement le titre accrocheur. Justement, à propos de basse, c’est bien elle qui mène la danse, souvent discrète dans les intros, puisque c’est généralement la guitare qui pose la thématique, mais définitive et nécessaire dès qu’elle entre en scène (« Dawn To Dusk », « Hopes »). Une basse qui sait être simple, en soutien traditionnel (« Leaving You », « Running Away »), mais qui se taille une jolie place en enrichissant allègrement le répertoire de dérives très fines et sensuelles, apportant un complément gracieux aux guitares plutôt saccadées. Elle sait aussi assurer, à la manière de Blur, une rythmique à mettre en avant, idéale pour inciter à la danse (« You Want To Know »), même si le refrain secousse.

 

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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