Pochette curio-cityBelle intro, avec ce silence soudain, surprenant : est-ce que l’enregistrement a un problème ? Non, juste un démarrage accrocheur en demande d’attention, « Wait ! ». « Wilderness » ouvre ce troisième album de Charlie Winston avec classe et énergie. Hormis les batteries, violon, violoncelle et saxophone, l’artiste joue tous les instruments et enregistre toutes les voix. Une inspiration sans faille, avec un sens maîtrisé des arrangements sur une très belle variété de styles conservant dans leur ensemble les signes identitaires propres au chanteur. Un faible pour « Say Something », sa mélodie  fluide et son assise rythmique soutenue. Si « Lately », le premier single, fonctionne à merveille auprès du public, ce disque regorge de titres canons, chacun dispensant ses clins d’œil mélodiques instrumentaux, comme les petites phrases de synthés (rappelant la BO de « Furyo » signée Ruichi Sakamoto) de « Fear & Love » par exemple. Il faut dire que Charlie Winston a mis autant de cœur dans les parties instrumentales que dans le chant. L’équilibre est parfait. Il se permet même deux versions  (Night et Day) pour « A Light », démontrant ses capacités à diriger les émotions que suscite la musique, prouvant justement le pouvoir du son lorsqu’il complète les paroles d’une chanson. L’une propose un ton proche de la gravité, alors que la seconde se pose sur une ambiance disco très dansante. De quoi illustrer les contrastes d’une vie de plaisirs et de peurs, d’espoirs de rêves et de pleurs. Grand plaisir aussi à découvrir les sons acoustiques d’intro de « Another Trigger ». Finalement, un ensemble de surprises et de plaisirs dans cette musque sans complexe, libre et communicante. Seuls les remixes de « Too Long » et « Lately », placés en bonus tracks n’ont guère d’intérêt, valorisant d’ailleurs la qualité du travail de Charlie Winston par leur manque d’inspiration. Allez, sifflons en chœur ce qui pourrait être « la bande son de notre vie » (« Lately »).

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