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erevan-tusk-growing-600x605Quatre nouveaux titres, attendus après le prometteur premier album qui nous avait, entre autre, gratifié du superbe titre « Cassidy ». Pour avoir pu apprécier le groupe sur scène, les indéniables qualités vocales, partagées entre Jim et Pacôme surtout, mais chacun s’y mettant souvent, avaient donné une impression forte, allant au-delà de l’imagerie pop de base sur laquelle s’appuyait le répertoire. Sans pour autant chercher à jouer aux Beach Boys, le travail confirme ici cette volonté de recherche mélodique en profondeur. Jim le démontrant en parallèle avec son autre groupe, Filago. Dès « Growing » – que l’on retrouvera en trois remixes par Saint Michel, Nightworks et Le Vasco développant d’autres ambiances musicales, plus éthérées et contemporano-free  -, on entre de plain-pied dans un univers qui se pose subtilement, enrobant cette mélodie prenante de chant, d’arrangements sentis. Le fort soutien rythmique de la batterie sait conserver une forme de discrétion, permettant aux synthés un jeu équilibré entre le positionnement gracieux de la basse et la sensibilité folk de la guitare acoustique. C’est comme si toutes sortes de genres musicaux s’associaient pour ne devenir qu’un, mais sans jouer la carte des additions, seulement une évolution naturelle, correspondant aux qualités principalement mélodiques des musiciens de ce fabuleux groupe. « When June Came », « Juniper » et « Harlequin Skies » répondent des mêmes qualités, et, allez, tant pis, on va dire que Jim emprunte un chemin qui n’est pas sans rappeler la route espérée de Brian Wilson. Souhaitons-lui simplement de ne pas sombrer sur ses côtés désespérants. « Growing » ne provoque que du plaisir !

Erevan Tusk 3

 

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