De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Montain Men Against The Wind pochetteUn peu à la façon des Heymoonshakers, Mountain Men se présente sous la forme d’un duo guitare et chant. Une formule déjà très expérimentée sur scène où, à chaque fois, la magie opère. Pour exemple, leur reprise acoustique de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana qui démontrait la force du duo. Ici, ce sera « Georgia On My Mind » qui jouera ce rôle. Rien à envier à Ray Charles. Mais les Mountain Men ne sont pas spécialisés dans les reprises. Leur répertoire personnel vient forcément du blues. Avec une voix telle celle de Mathieu Guillou (Mr Mat), qui aurait pu être chanteur de Metallica, voire Sepultura, on obtient un premier élément repérable d’office. Cette troisième production, après un album studio et un enregistrement live, démontre qu’il est possible de développer plus encore, un chant aux limites du gospel sur « Ride It All The Way » par exemple, ou des arrangements posés avec précisions pour enrichir le décor (« Never Give Up », « Gonna Watz »…). Ce disque affirme un entêtement mélodique, bien assis sur des parties de guitares acoustiques très franches et classieusement assises (« Moving Forward »). L’harmonica de Ian Giddey (Barefoot Iano) – qui a accompagné Graeme Allwright et Riké – se taille lui aussi une jolie place lorsqu’il intervient. Et, surprise, grande nouveauté avec trois titres en français. Où l’on constate qu’avec une langue différente le cachet ne peut être le même. Néanmoins, la manière d’aborder les mots sans casser l’ambiance générale a été trouvée – sans quoi le groupe n’aurait certainement jamais publié ces morceaux. Pas évident, car il faut aussi que les mots parlent, racontent et donnent. Heureusement, c’est le cas. A l’instar de The Hub qui a très bien réussi ce travail (grâce notamment à Boris Bergman), il semblerait qu’un « blues de France » s’annonce avec grande classe. Et puis toutes ces ritournelles, telle celle de « Same Old Thing » n’ont pas à faire le forcing. Elles s’installent toutes seules dans les esprits, avec un naturel décoiffant. Le duo franco-australien est loin d’en être à ses premières armes, puisque son premier album autoproduit leur a non seulement permis de remporter le prix du tremplin Blues sur Seine en 2006, mais leur a ouvert les portes des scènes internationales (Montréal, Memphis). Et, pour ce qui est du chant en français, un album enregistré live, « Mountain Men chante Georges Brassens » est paru en 2014 – Hé oui, Mr Mat est aussi grand amateur de chanson française. Normal avec tous ces éléments de constater que force et aplomb reposent sur de solides fondations et que l’amitié qui lie ces deux hommes-là génère une très belle et intarissable énergie. Mountain Men 3

 

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