Cover_Fredda__lechant....1000x1000Fredda est quelqu’un que l’on a envie, dès les premières mesures  du « Chant Du Retour », de positionner aux côtés de Barbara Carlotti ou encore Arielle, ces faiseuses de beaux albums, tellement personnels et habités par ces voix à l’intensité particulière. Des chanteuses, comme aussi Claire Diterzi, qui vont chercher ailleurs que dans les modes de quoi aller au-delà de la poésie des mots, ajoutant ces couches de fluides intemporels, construites avec des allonges d’arrangements instrumentaux jamais innocents et toujours ressentis. Frédérique « Fredda » Dastrevigne a formalisé cet album avec un trio de base constitué d’elle-même, de Pascal Parisot et de Sammy Decoster. Une volonté d’associer aux qualités mélodiques une impulsion musicale riche et vive. Un travail de studio conservant toutefois une spontanéité digne d’un enregistrement live. Retrouver Bertrand Belin en invité n’a alors rien d’étonnant. Encore quelqu’un dont l’univers singulier répond à des critères en harmonie avec ceux de Fredda. Ici, il n’est pas à la guitare, mais embellit « Habitué A Moi » d’une très belle partie de violon alto. Cela donne un disque d’une belle unité, tendrement valorisée par des échappées stylées : les chœurs de « Michel Va M’Appeler », ceux de « L’Amour Antique », chanson construite sur une rythmique country, la construction musicale subtile de « Les Barres », pour aller vers les murmures du titre de l’album, où l’on entend d’autres jolies voix, comme celle de Bertrand Belin. Ainsi va ce chant, ballade romantique, tranquille, mais empreinte de présences bienveillantes.

 

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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