Pochette Quitter l'enfance BWH


  Avec son drôle de look, grande casquette de rappeur estampillée parfois « Chablis » – donc plutôt casquette de travailleur ( ?), cheveux longs, moustache, la chemise et la guitare acoustique en bandoulière. De quoi évoquer western, cow-boy et country. Pourtant sa musique supporte un chant souple et assuré prononçant des mots que l’on dirait propre à la « chanson française ». Laquelle ? Celle qui aime qu’il y ait un sens à ces assemblages de phrases qui racontent, évoquent, des moments, des sentiments, des rapports humains. La country finalement a une belle place aussi, avec « Van Zandt », son histoire, ses personnages et son violon. Texas, Colorado, on est dans le film que réalise l’auteur. Baptiste W Hamon apparaît comme une sorte d’extra-terrestre au milieu des productions actuelles, malgré le fait qu’heureusement, tout soit permis. Ce cinq titres est une carte postale apparemment écrite à une heure entendue pour « Quitter l’enfance », consignant souvenirs et/ou visions d’une Amérique pas tout à fait fantasmée puisque vécue. Baptiste W Hamon déroute par ces formes brouilleuses de pistes, pas suffisamment novatrices pour proposer une vision tout à fait inédite de ses tentations musicales, mais largement emplies de personnalité et d’assurance pour donner envie d’écouter et de le suivre.

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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