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Très belle ouverture avec « Soothing », son rim-shot, sa basse coulée et répétitive sur laquelle flotte un chant aérien, comme si l’horizon n’était constitué que d’un océan et du ciel. Si l’ensemble du disque présente des orchestrations très pures et acoustiques, cette chanson expose un effet inverse, avec ses violons impulsant progressivement une montée voluptueuse et émotionnelle. L’inspiration toute dédiée à la féminité est développée en grande finesse, tel le chant doublé de « The Valley » sur une ambiance assez proche des ballades si prenantes signées Eddie Vedder, pour la bande originale du film de Sean Penn, « Into the wild ». Même l’intro de « Wild Fire » y fait penser. Laura Marling chante comme elle respire, impressionnante de naturel, alors que ses mélodies sont d’une richesse assez magique, emportant avec souplesse à chaque refrain. L’aspect minimaliste des instrumentations apparaît très vite comme un choix destiné à imposer des ambiances inaccoutumées et saisissantes, pour un style musical qui revendique plutôt des essences et un esprit folk. Il y a  très souvent un battement rythmique élémentaire et sec qui accompagne chaque titre. Une base pour que se repose, soit un arpège à la guitare électrique (« Don’t Pass Me By »), une rythmique étouffée (« Always This Way »), des tourneries acoustiques (« Next Time », « Nouel »), pour terminer avec une guitare d’abord plus agressive, à sa façon, dans l’entremise de « Nothing, Not Nearly », avant que la douceur en arpèges ne reprennent le dessus pour les mesures finales. Très très bel album.

 

 

 

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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