Pochette Chastity Belt

Il est des disques qui paraissent intemporel, dont les sonorités ne permettent pas franchement de les situer dans une décennie historique précise. C’est le cas de cet album des quatre Chastity Belt. Evidemment, pour faire simple, une impression de découvrir un groupe américain des années 90, sous influence seventies, qui plus est, de Seattle, berceau grunge nirvanien, des éléments qui plantent un décor suffisamment significatif pour coller une étiquette spécifique. Mais, si Chastity Belt se réclame d’un genre revendiquant un esprit post-punk, c’est bel et bien dans le « post » – enfonceur de portes – qu’il faudra piocher. Julia Shapiro et Lydia Lund aux guitares mènent la danse. La première est aussi au chant. Annie Truscott est à la basse, et Gretchen Grimm à la batterie. Le son général reste relativement brut, mais laisse se positionner chacun des éléments musicaux dans un espace qui lui est propre, comme cette basse et ces guitares sur « It’s Obvious » qui créent une séduisante ambiance avec un joli solo cristallin en fin de titre. De fréquents arpèges (« Don’t Worry ») ou beaucoup de rythmiques lancinantes (« Used To Spend », « Bender ») et des titres plus soutenus (« I’m Fine », « Stuck », « Different Now ») assurent le répertoire. Dans l’esprit, les quatre filles ont décidé de voir les gens qui les entourent uniquement sous l’angle le plus plaisant qui soit, c’est-à-dire en ne mettant en avant que ce qui ressort en apparence de positif. Cela a bel et bien déteint sur les compositions des « ceintures de chasteté ».

 

 

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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