De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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Tous les éléments pour plaire sont là. Un pur disque de rock’n roll comme on n’en entend plus guère. Rien de bateau, rien de cliché. Juste une rage dominante qui s’entend dès l’ouverture de l’album avec « #53 », ses guitares héroïques croisant habilement rythmique et mélodie-riff. Et surtout cette voix. Celle de Jasmyn Burke, chanteuse au grain très… particulier. On va la découvrir tout au long de ces onze titres, sauvage, emportée, déchainée, combative, langoureuse. Au gré des ambiances, toutes savamment et originalement construites. C’est ce versant plongé dans l’inattendu qui fait son effet, car chez Wide Open domine une créativité défaite de toute référence, imposant une signature remarquable : « Law And Panda » et ses sonorités nouvelles de guitare hargneuse -, « Walkaway », son chant aérien et son refrain immédiatement attachant -, « Wide Open » et ses planants égarements pour voix lascive -, le très court « Motherfucker », tel une liaison retenue avant le fameux « Scream », en duo avec Tanya Tagaq, élaboré sur une rythmique désarmante et blindé d’effets paranoïdes, voix et synthés confondus. Et ça ne s’arrête pas là. « Gasoline » pose un phrasé ralenti sur  un lit de basse surexcitée qui tient le morceau debout de bout en bout, jusqu’à ce que les guitares se partagent une folie qui se déploie à chaque virage, magnifique. Pas une minute à perdre. Pas un instant d’ennui. Idem avec le faux blues « Grass », et « Puddle », la ballade ( ?) de clôture. Jouissif. A écouter en boucle.

 

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