De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Soul-rock-rythm’n funk : association de genres pour définir la musique des Buttshakers. « Sweet Rewards » combine à lui seul toutes ces superpositions instrumentales constituant le rythme d’une chanson. La guitare qui impose une cadence à saccades, soutenue par une batterie marquant amplement le tempo accompagnée d’un jeu de cuivres lui aussi tout en saccades lorsque les sons plus graves complètent le jeu de basse en petits riffs chatouillant. C’est sur ce genre de construction à base de guitare riffante (« In The City ») que le groupe distille son énergie communicative, soudant, à la manière des Funk Brothers, les musiciens historiques entendus sur nombre de productions de la légendaire Motown. Tout cela par une bande de musiciens français, sorte de Côtes du Rhône AOP, mais menée avec talent et vigueur par la chanteuse américaine Ciara Thompson. Une musique dont les envolées vocales sont sublimées par les cuivres et les chœurs. Petite incursion acoustique à la guitare sur « Roll Miss Roll », puis délire plus audacieux sur un dernier « Weak Ends » où l’on sent toute la fougue du combo, comprenant bien que pour eux c’est surtout sur scène que ça se passe. Dons à ne pas manquer si vous voyez ce nom, Buttshakers, sur une affiche près de chez vous.

 

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