De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Du folk et de la pop réunies. En fait, pur résultat d’un parcours atypique. Quiet Dan, d’origine israélienne, est passé par New York à plusieurs reprises dans sa jeunesse, mais vit aujourd’hui en France. Son intérêt pour le blues, le folk et le rock se mêle un jour intensément au jazz. Alors, lorsqu’il se rend compte que certains de ses textes sont restés « au bord de la route », il réalise que « Les chansons sont des auto-stoppeuses. Quand j’en vois une, je m’arrête et je la prends. » Du jazz, on en entend dans les arrangements de « Elmore Leonard Has Left Detroit », une chanson qui parle de l’un de ses auteurs référant. Mais, indubitablement, ce disque bénéficie d’une consonance singulièrement inspirée dans un esprit acoustique très vintage, aurait-on envie d’ajouter, un peu comme si les Lynyrd Skynyrd avaient jammé unplugged dans le studio de John  Lennon lors de l’une de ses sessions en compagnie de Doctor John. C’est toute l’impression que donnent les titres « Hip » ou « Used To The Dark ». Sur « Quiet Children », on pense à Mark Everett, de Eels, pour l’accroche vocale. Voilà juste quelques clins d’œil pour permettre de situer un environnement musical distinctif  qui, malgré l’importance de l’odeur et du son du bois des instruments, se couple avec aisance et discrète délicatesse à l’électronique active d’éléments synthétiques admirablement intégrés. Ce que l’on découvre en ambiance spécifique sur le titre « Crocodiles », par exemple. Sinon, la présence de violon, violoncelle, clarinette et trombone accentue les qualités organiques de ces très belles compositions. « Quiet Children » encore et sa ligne de basse imparable, « Where The Wolves Came In » et ses glissandos guitaristiques ajoutant leur pierre à l’atmosphère propre de la chanson. Ou encore ce positionnement d’arpèges sur cette batterie syncopée en introduction d’album avec le très beau « I’ll Show You What’s Love » avant que ses envolées de cordes n’emportent l’esprit au cœur du rêve. A découvrir impérativement, en prenant le temps… de savourer.

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