De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Un groupe français (proximité  Nantes), le nom d’un peuple nord-américain signifiant « être humain », un chant en anglais, une musique dans l’actualité. Six musiciens associés dans une démarche collective où chacun enrichit de son inspiration un répertoire paradoxalement varié et sonnant d’une extrême unité. Cette dernière s’impose par un lien tout en pulsions électro. Quand tout le monde se met à chanter en chœur pour « We The People », on est en pleine manif. Les six font foule, impact massif et saisissant. Avec « Boy’s Dead Anyway » on aurait plus tendance à faire un rapprochement avec la musique de Kadebostany et surtout la voix de Fleche Love. Pour « Comment on fait le feu », titre trompeur en français, chanté en anglais, on ralentit le tempo pour proposer ce qui, d’abord, ressemblerait volontiers à un slow pour diligemment développer un esprit radicalement décomposé en succession d’effets dont la synthèse opère à coup de filtres sur les vocaux ou par l’intervention parcimonieuse du synthé. C’est le sens mélodique qui tient le haut du pavé, glissant en chansons comme de la variété moderne (« Move Slowly »), ou dérivant sur du répétitif alternatif et cadencé (« Phases »). La richesse effective des effets s’entend très bien sur « Tom Boy », dans l’intro de « Polar Bear », un peu partout en fait. C’est bien ce qui distingue le travail d’Inüit, une coopération musicale, inventive à sa façon, synthèse électro des trois dernières décennies dont le point de départ new-wave persiste en profondeur. « Wrong Dance » en permet le constat, terminant de débroussailler le chemin jusqu’à un « Inside » définitif, clôturant le débat.

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