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Excellente surprise avec ce nouvel album de DaYTona. Démarrage avec des guitares comme on adore avec « Courir », et tout de suite, l’empreinte d’un contrôle de sensibilité. L’art de concevoir un titre, mais surtout de positionner un texte de manière à ce que l’accompagnement musical ne se limite pas à un support carré et binaire, mais maintienne en haleine une émotion, celle que l’auteur a ressenti à l’écriture de ses lignes. Ainsi les variations maîtrisées confèrent elles une belle amplitude au répertoire DaYTonien. Des petits trucs bien ancrés dans l’essence d’un rock pas si moribond qu’on veut bien le dire. « Les Promesses » est un titre aussi riche et percutant que sensible, retenu et mélodique. En plus, DaYTona est un groupe qui sait proposer des riffs consistants avec un véritable travail, et sur le son, et en complémentarité entre musiciens. « Morceaux De Lune » s’impose ainsi dès l’intro. Des musiciens qui aiment les guitares. On pourrait prendre le temps de détailler chaque morceau, mais là n’est pas la nécessité. Seule l’urgence de vivre, d’exister, de respirer, de suivre les battements d’un cœur pas encore robotisé semble pousser la bande à écrire et composer. « Malmö », un instrumental de plus de cinq minutes exprime tout cela au milieu de l’album. Puis « Par Erreur » reprend le fil des mots. On entend même des cuivres sur « Ma Belle Héroïne » qui s’offre une très remarquable coda. Très belle prise d’air avec « Des Etoiles En Bandoulière ». « Kasserine » et le retour des guitares arrangées. Au bout du compte, on ne peut trop s’empêcher de dire quelques mots sur chacun des titres. Tout simplement parce que la variété du répertoire crée une richesse qui fait de cet album autre chose qu’un simple produit de consommation, à l’instar du « Sois belle et tais-toi » entendu dans « Ma Belle Héroïne ». Clôture avec d’abord un piano dans le long final « … » dont la construction se fait en étapes successives et intenses : « Il suffit d’avancer pour vivre. Regarder droit devant soi… Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard. », ainsi DaYTona exprime et transmet « L’Allégresse ».

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