Extended Player a pu interviewer le groupe Québécois “CHOSES SAUVAGES” avant son passage à Marseille à l’occasion du festival “Avec le temps”. Un échange sympas et intéressant avec ces jeunes musiciens qui font groover Montréal !

Pouvez vous présentez Choses Sauvages à nos lecteurs?

Choses Sauvages c’est une bande d’amis qui font de la musique pour faire danser les gens. On aime faire la fête et brûler des doritos.

Vous avez sorti votre premier album en Automne dernier. Dans quelle dynamique l’avez-vous produit ? 

Avant l’album, on a produit deux EP. C’était beaucoup d’expérimentations et on a essayé d’aller dans pleins de directions différentes. Pour l’album, on a vraiment pris notre temps pour trouver notre son. On voulait quelque chose de plus dirigé, de plus clair. Tranquillement, ça a pris forme et on a contacté Emmanuel Éthier (Chocolat, Jimmy Hunt) pour réaliser l’album. Une fois l’album fini, on a commencer à l’envoyer à plusieurs labels et c’est comme ça qu’on a signé avec Audiogram. 

Votre pochette d’album est vraiment originale. Qui l’a réalisée et quelle importance donnez-vous à vos visuels ? 

C’est une pochette signé Camilo Medina ! C’est un illustrateur de Chicago sur lequel on est tombé sur instagram. Il a lui-même un groupe de musique et il travaille beaucoup avec des musiciens. On trouvait que l’esthétique fonctionnait parfaitement avec notre musique. On lui a expliqué ce qu’on voulait comme ambiance et on a gardé le premier truc qu’il nous a envoyé parce que ça collait trop bien ! Pour nous, le visuel est très important, c’est une grosse partie de notre identité. Autant au niveau des vidéoclips que des pochettes. Ça donne un référent pour la musique et ça aide le public à mieux comprendre qui on est comme groupe.

Est-ce que réaliser des collaborations est quelque chose qui vous intéresse ? Si oui qu’est-ce que ça vous apporte ? 

Oui, on est très ouvert aux collaborations. C’est encore tôt pour lancer des noms mais on est en train de discuter avec quelques artistes de Montréal pour essayer des trucs. On aime bien l’idée d’inviter quelqu’un dans notre univers et voir ce que ça va donner. C’est quelque chose d’excitant aussi pour le public. En plus à Montréal, la scène est relativement petite alors on croise souvent les mêmes artistes et ça devient des ami-es, alors c’est naturel de vouloir se rassembler. Après ça serait intéressant aussi de faire une collaboration avec des artistes français, l’invitation est lancée haha ! 

Qui écrit les paroles et quelle dimension leur donnez-vous ? 

On a tous écrit un peu, ça dépend vraiment des chansons. Au départ, Félix est arrivé avec des paroles pour quelques chansons et on s’est basé sur ses thèmes pour continuer dans une direction commune. Même si certaines chansons sont écrites par différentes personnes, on a travaillé pour que le style soit assez similaire. On a pas hésité non plus à repasser sur les textes en groupe, à donner des commentaires sur tel ou tel texte pour essayer d’uniformiser le tout. On a voulu contraster avec l’instrumental en écrivant sur des sujets plus sombre comme l’anxiété, la consommation, bref des trucs qu’on vit dans notre quotidien. 

J’ai entendu d’anciennes productions à vous dans lesquelles le chant était en anglais (Laura en 2015). Pourquoi avoir décidé de chanter uniquement en français désormais ? 

Les gens étaient un peu confus sur notre identité puisqu’on passait d’une langue à l’autre et pour être franc, on était confus nous aussi. À un certain moment, on s’est dit qu’il fallait choisir et le français apparaissait comme l’option la plus honnête. On est tous francophone et en écrivant en anglais, ça donnait une certaine distance à nos textes, un certain désengagement. Je crois qu’on avait peur d’écrire en français au début parce que c’est un défi. En anglais, on peut faire simple et efficace et au niveau du rythme il y a quelque chose de facile. On voulait réussir à faire ça en français et tranquillement on a trouvé notre voie. 

Quel est votre processus de composition ? 

On s’installe dans notre local de pratique et on se donne des références, on discute de ce qu’on a envie de faire. On part d’une improvisation et lorsqu’on tombe sur quelque chose qui pourrait être du Choses Sauvages on enregistre ça sur nos iPhones et on continue. Ensuite on réécoute ce qu’on a avec un peu de recule et on fini par démêler le tout pour faire une structure et polir tout ça. 

Sur votre bio vous vous définissez comme un gang de bums et vous dites que c’est une histoire de chumsVous pourriez expliquer ces termes pour les Français ? 

Hahaha ! OK ! Comment dire… Une gang de bums pourrait se traduire par une bande de petits cons, de voyous… Une histoire de chum, c’est une histoire de potes quoi ! 

Choses Sauvages – Photo : Marie-Eve Fortier

Qu’est-ce que cela vous fait de jouer à Marseille ?

On est très excités ! Ça fait longtemps qu’on veut venir jouer en France et là c’est notre première fois. On a bien hâte de voir la réception, on espère que ça va faire la fête. En plus, au Québec en ce moment c’est encore l’hiver et on se les gèle alors ça va faire du bien de prendre un peu de soleil au bord de la Méditerranée ! 

Je crois que c’est votre seule date en France, est ce que vous allez jouer dans d’autres pays européens ? 

Pas pour l’instant. On s’est fait inviter pour le Festival Avec Le Temps alors on a sauté sur l’occasion mais le délais était un peu court pour se planifier d’autres dates. Mais le plan, c’est définitivement de revenir en Europe et de bouger davantage ! 

Que représente les lives pour vous ? 

Les lives, c’est là que le groupe prend forme. À la base, on a commencé à composer pour faire des spectacles et faire danser les gens, alors pour nous c’est super important. Les chansons prennent une autre dimension quand on les joue, l’esprit est beaucoup plus punk ! 

De quelle manière voudriez-vous être perçu par le public ? 

Mmmh… C’est difficile de répondre mais je pense que notre musique va être très accessible au public français. Notre musique est francophone mais elle n’est pas foncièrement ’’québécoise’’ en terme de langue et de style. Je crois que notre musique a des familiarités avec la scène française, si on pense par exemple à L’Impératrice, qui eux aussi jouent avec les codes du disco, des ligne de basses très groovy, des synthétiseurs rétro, etc. 

Avez-vous des choses à annoncer à nos lecteurs outre la date du 16/03 ? 

On espère revenir en Europe très bientôt. Sinon, on est en période de composition pour des prochains singles, ainsi qu’un prochain album. Il n’y a pas de dates pour l’instant mais ça s’en vient !

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Musicologue, musicien et rédacteur spécialisé en musique Pop et électronique.

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