Pas surpris du tout de découvrir la présence de Yan Péchin aux arrangements de cet album décliné pop-folk. Les guitares ne sont pas seulement du son, mais de la vibration, du sentiment, de la profondeur tripale – la marque de fabrique du guitariste/pas pour rien qu’il fut ou soit encore le compagnon d’armes de Bashung, Higelin, Fontaine, Thiéfaine, Miossec, Chloé Mons et bien d’autres. En découvrant sans le savoir ces chansons signées Emma Sand, un intérêt immédiat pour ces sonorités ancrées quelque part dans un imaginaire western, hors des clichés country, mais exclusivement nourris de ces grands espaces sans clôtures que l’on parcourrait volontiers à cheval, s’est imposé. « Silver Ashes » regorge de ces emprises de six cordes croisant le fer entre acoustique et électrification émotionnelle, même si ce n’est pas forcément Yan qui joue. Franck Joannes  est le guitariste officiel, Emma assurant les pistes de guitare folk. Cyrille Latour est à la basse, Fabrice Fenaux à la batterie et Alexandre Irissou aux claviers (ces deux derniers étant des ex-Jack The Ripper). Jean-Baptiste Naturel a lui aussi contribué aux arrangements de claviers. Le combo français assure comme venu d’ailleurs, créant une illusion-réalité avec ces six titres d’un EP qui se présente quasiment comme un album. Emma Sand prend par la main l’auditeur et lui offre ses ballades en partage, d’un mélodieux murmure, délicat et attentionné, pour monter progressivement vers des contrées lumineuses et excitantes (« the Green Ray », « The First Day (Waiting) », ou carrément possédée par un esprit rock’n rollesque (« Son Of Man »). Très beau.

Cet article a été rédigé par :

Avatar

De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *