Grâce au festival en Othe et Armance, que dirige Michel Joubert depuis bien des années, le public du nord de l’Yonne et du sud de l’Aube peut chaque année profiter d’une belle et originale programmation, prioritairement de découvertes musicales, mais aussi de têtes d’affiches grâce à la concentration des deux journées finales à Aix en Othe.

Cette année, nous en avons profité pour saluer le retour des Wriggles qui avaient fait une pause de quelques années. Cela s’est passé dans l’étonnant parc de verdure de Saint Florentin, au nord d’Auxerre, dans ce mini théâtre romain récemment couvert, où les artistes ont pu se produire dans des conditions professionnelles adéquates.

Pour commencer la soirée, c’est l’école de musique Serein Armance qui a fait montre de ses capacités sympathiques à reprendre un répertroire varié, allant d’une variété assez traditionnelle pour les formations musiques actuelles, avec des titres comme « Quand On Arrive En Ville » ou (mieux pour nous, « Le Bal Des Lazes ». Intéressant en tous els cas de voir comment un groupe de musiciens, toutes générations confondues, peut trouver le plaisir à travers la musique, et rendre au public cette sympathique satisfaction.

Michel Joubert a ensuite présenté la soirée, en mettant l’accent sur les échanges qui existent encore, notamment entre programmateurs, partageant leurs coups de cœur. C’est ainsi que Soem s’est retrouvée à l’affiche de ce soir.

La chanteuse entre en scène seule, guitare au poing et sourire en bannière. Après quelques réglages de hauteur de micro – elle a mis des talons pour la prestation -, elle séduit dès les premières phrases l’auditoire, lui aussi confondant bien des générations. Les chansons de Soem marquent par leur « convivialité communicative ». Pas évident d’assurer seule sur une grande scène. Elle l’a fait et le public en a redemandé. Certains refrains ont accroché de suite et resteront dans les esprits de tous ceux qui sont tombé sous le charme de la jolie demoiselle.

Puis, bien entendu, les voici les voilà, les hommes en rouge. En rouge ? Cagoulés, rock et rap… !!! Oui, ce sont bien eux. Cinq Wriggles, dont deux nouveaux. Et qu’est-ce qu’ils assurent toujours aussi bien. Le spectacle est visuel et décapant, même si certaines « chansons » restent relativement calmes question rythmique, les mots, eux, ne lésinent jamais. Ils sont sans hésitation, tout comme le jeu de jambes de ces hommes en mouvement quasi permanent, à moins que, le temps d’un très probable moment d’émotion, l’un d’entre eux reste bien campé sur ses deux pieds, ancré en terre – planche – ferme. Et quelle osmose et complicité entre eux. Les regards, les gestes. Tout y est. D’une perfection et d’un timing étourdissant. De l’humour, annoncent-ils dans leur présentation. De l’humour servi au top de la qualité possible. Une production « made in France » libérée de toute contrainte où, lorsqu’il est question d’être vulgaire, le vulgaire lui-même trouve le moyen de se laisser porter dans cet espace particulièrement personnalisé par ces artistes d’un niveau ô combien étonnant et malicieux. Un moment que l’on hésitera jamais à revivre, si l’occasion se présente au détour d’une date de Les Wriggles !

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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