Nous sommes vendredi. La nuit précédente aura été courte: rythmée par les concerts de cette première soirée de Fiesta (LIEN) et écourtée par l’obligation de se rendre au boulot. Eh oui !  Nous sommes tous logés à la même enseigne lorsque les festivals débutent un jeudi soir. On prendra donc le temps de se poser quelques instants à domicile après la fin du taff, pour s’en mordre les doigts une fois arrivés au J4: On a loupé Aziza Brahim…

AZIZA BRAHIM

Celle-ci: on ne pourra que l’imaginer. Dommage, c’est vraiment l’artiste qui nous avait tapé dans l’œil une fois le dossier de presse du festival épluché. Frémir sur ses chants en hassanya ou en espagnol face aux lumières du MUCEM aurait été idéal, voir idyllique, pour démarrer cette deuxième nuit de sonorités. On aurait alors laissé notre esprit vagabonder au cœur du Sahara, porté par son folk-blues emprunt au désert et à son peuple en exil.

HEY BONY 

À défaut de découvrir le Sahara, on arrive pile-poil pour embarquer aux Caraïbes où chaleur et rythmes endiablés sont de la partie. Ce qui est sûr avec Hey Bony : c’est que ça danse, ça wine, c’est « suave » et festif. On y retrouve du Dancehall, de l’Afrobeats, de l’Afro House, du Zouk, Kompa, Trap, HipHop ou encore Future Beat, bref tout pour s’enjailler. En plus, l’artiste n’hésite pas à endosser sa guitare pour nous prouver ses multiples talents et rejoins son public une fois le show fini.

HUBERT-FÉLIX THIÉFAINE 

À la fiesta ce soir, il y a deux lieux, deux ambiances. Alors qu’Hey Bony chauffe l’embarcadère, Hubert-Félix Thiéfaine rassemble la majorité des festivaliers sur la « scène mer ». L’artiste dégaine ses 40 ans de discographie, avec un léger voile sur les cordes vocales qu’il saura faire disparaitre après deux morceaux. Il m’« invite à faire danser l’aiguille de mon radar ». On reconnait là la poésie de l’artiste: belle autant qu’improbable. C’est sur fond d’un corbeau géant dessiné en arrière-plan qu’il nous offre sa voix singulière et rauque. Les mots sont bien choisis, les violoncellistes les mettent en exergue. Les classiques s’enchainent, passant de titres calmes à des titres plus rock’n’roll.

Ce soir, le public est plus âgé que la nuit passée. Il y a donc moins de téléphones qui s’élèvent. Thiefaine interprète maintenant un morceau qui date de 1982. Coup de vieux. Nous n’étions pas nées. Bref, pour quelqu’un d’âgé, le gars, malade à la voix enrouée, ne se laisse pas abattre et pose sa voix charismatique sur la musique émergeant de ses musiciens presque en trans.

CHICO TRUJILLO 

L’accent espagnol continue de faire surface de l’autre côté du festival. Dix personnes sont sur la scène mer en short et chemises. Ça sent la joie, c’est festif. Banjo et batteur s’enjaille accompagnés de percus et d’envolée vocales improbables. Il y a un côté théâtral qui prédomine. L’artiste à la barbe blanche, tel papa Noël, mène la barque avec humour et entrain. On est subjugués, on se laisse entrainer par les rythmiques et avec eux on gueule « Yo quiero bailar ! ». Conclusion : Chico Trujillo sera notre coup de cœur du festival !

On est parmi les plus jeunes de la soirée, mais « On se fait vieux ». On abandonne le J4 à contrecœur, sans profiter d’Arno, de Selecter The Punisher, Tshegue ou encore de Baja Frequencia qu’on a pourtant interviewé plus tôt dans la journée. Ceux restés plus tard nous confirmerons que ça en valait la peine… Dommage, mais demain on remet ça !

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Passionnée de HipHop français et de musique à textes, en charge de la partie rap du magazine depuis mes 11ans. Également CEO d'un projet innovant dédié au HipHop.

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