Le Martigues Summer Festival fait du bruit. La prog a fait parler d’elle plusieurs mois à l’avance : NTM, BigFlo & Oli , il y a de quoi écarter les yeux et se dire « J’en serais » ! C’est d’ailleurs face à l’affiche spéciale HipHop 90’s qu’on a craquée : 3e Œil accompagné de Dj Djel (Fonky Family) avec, juste après, NTM.

Arrivé sur place, on trouve ça un peu petit. Mais, on se dit que ce sera plus sympa côté public : on sera forcément bien placé. En plus, les stands de bouffe et les bars ne sont pas très chers, ça change.

Dj Djel est le premier à monter sur scène. Il chauffe le public. Une vingtaine de minutes après, il est rejoint par Boss One et Jo Popo, les deux membres de 3e Œil.

Ces deux Monsieurs sont plutôt posés : on sent la prestance de deux personnages en place. Ils nous interprètent leurs classiques qui font plus que plaisir à ré-entendre : « Si triste », « La vie de rêve », « Y’a pas le Choix », « Hymne à la racaille ». Tout de suite, on prend un coup de vieux. Mais au final, on se rassure en se disant qu’on jump aussi bien qu’à l’époque.

Jo Popo & Boss One, c’est des gars bien et engagés, ça se voit, ça se sent et ça s’écoute. Avant d’initier « Si triste », Boss nous demande de faire du bordel pour les gens qui souffrent, notamment les migrants. Un instant qui nous rappelle que le rap c’est aussi la solidarité.

À peine 20 minutes après les lettres géantes « N », « T » & « M » s’animent. R-Ash et Dj Pone sont aux platines surélevés chacun d’un côté de la scène. La voix, ou plutôt le cri, de Joey Starr envahi l’espace couplé aux seize mesures de Kool Shen. Ça gueule et c’est ça qu’on est venu entendre. Les vieux ont la patate et bien plus que lors de leur dernier Bercy. Une fois encore, on sent qu’ils ont la scène dans le sang. Se mouvoir avec énergie d’un bout à l’autre du plateau en dégommant le micro, c’est vraiment leur job. D’ailleurs, ils font leur job à plein temps, et avec des invités. Busta Flex, connu pour son flow, les rejoint sur scène avec Grain de Sable. Effectivement, « Fallait qu’ça bug » alors il y a du beau monde ce soir. On notera juste l’absence de Raggasonic (Daddy Mory & Big Red) pris sur une autre date ce soir-là.

En plus d’avoir en face de nous de grands classiques repris en cœur par les artistes et le public « Laisse pas traîner ton fils », « Pass pass le oinj », « That’s my people », « Paris sous les bombes », « Pose ton gun », ou encore « Seine Saint-Denis Style » : on a Lord Kossity qui apparait également pour « Ma Benz », Tuco (Nathy) pour nous rappeler que Joey Starr et lui c’est « Caribbean Dandee », ou encore Zoxea qui rejoint l’ensemble des invités pour « IV my people ».

Bien qu’NTM soit synonyme de nostalgie, c’est aussi le présent et le futur. « L’avenir est à nous » comme Kool Shen le disait lorsqu’il était accompagné de Rohff & Dadoo. Une vérité qui prend son sens lorsque NTM nous interprète « Sur le drapeau », morceau sorti cette année sur « 93 Empire », projet de Fianso, ou encore lorsque Tuco nous chante son dernier titre « An Tet », sorti le jour même et apportant une vibe et un riddim en phase avec la chaleur de l’instant.

Le show se termine à 23h, on reste un peu sur notre faim. Contrairement à d’autres dates, des titres comme « Un ange dans le ciel » ou encore « La fièvre » ne seront pas interprétés. Dommage, mais on ne va pas s’en plaindre, l’ambiance était bouillante, le public un peu calme, mais dans un super mood. Dans tous les cas, qualité et énergie était au rendez-vous. Martigues Summer Festival Jour 2 : Un concert qui marquera les esprits les présents.  

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Passionnée de HipHop français et de musique à textes, en charge de la partie rap du magazine depuis mes 11ans. Également CEO d'un projet innovant dédié au HipHop.

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