INTERVIEW DE THAB à l’occasion de la sortie de « Ginga »

Pouvez-vous nous raconter votre naissance artistique?

J’ai commencé à écouter du rap au collège, et j’ai tout de suite adoré. J’écoutais que ça tout le temps, à l’époque je n’aurais jamais imaginé faire aujourd’hui un album. C’est en seconde qu’un de mes meilleurs potes Kross nous dit qu’il a commencé à écrire des textes et les rappe devant nous. Direct, je me suis dit « Si lui peut le faire, pourquoi pas moi ? »

Quand le premier texte convaincant est sorti, je me suis mis à fond dedans! Après 2-3 ans d’entraînement chez Kross, celui qui m’a poussé dans le rap, j’ai commencé à écumer les soirées à la recherche de Mc à tester. Et enfin je me suis lancé dans des morceaux plus travaillés, car jusque-là je n’écrivais que des freestyles sans prise de tête.

La rencontre avec Duc Cactus a tout changé, avec lui j’ai commencé à travailler sur un EP qui deviendra THAB – GINGA notre premier album, raison de cette interview.

Si nous devions résumer votre parcours en 3 moments clés, auxquels feriez-vous référence?

Je dirais mon premier texte, où je me rends compte que je pose dans les temps de manière naturelle, ce qui me laisse penser qu’il y a peut-être quelque chose à creuser dans la musique. Ensuite, ma première session studio. C’est à partir de là que je comprends que c’est un vrai taf, et qu’il va falloir bosser comme un malade pour obtenir des résultats satisfaisants. Et enfin ma rencontre avec le Duc, parce qu’à l’époque je me contentais de poser sur des type beat. J’avais très vite compris la limite : pour faire de vrais sons originaux, il me faudrait un beatmaker. Le Duc et moi nous sommes tout de suite super bien entendu. J’ai adoré son taf à la première écoute et il cherchait un rappeur. Très vite on a compris que cette connexion allait nous emmener super loin. Et surtout que la machine était lancée.

Comment pourriez-vous décrire votre univers musical?

Compliqué de vous répondre, commencez par écouter le projet et vous verrez, je pense. Pour l’instant je me cherche encore et cet album est une bonne introduction. On peut parler de Neo-old-school, un rap hydride futuristique et boombap. Il y a énormément d’influences… Je me prépare déjà pour la suite, on aura l’occasion de développer tous ces univers dans les futurs projets, mais je ne veux pas trop en dire pour le moment.

Afin de présenter votre album, pouvez-vous nous raconter sa conception : comment vous avez procédé pour le concevoir ?

C’est très simple, j’avais envie de sortir des sons, Duc Cactus m’a envoyé une playlist avec une trentaine de prods, et au bout de 3-4 mois j’avais finalisé une maquette satisfaisante. On s’est dit que ce serait cool de faire un petit EP de 4 ou 5 titres.

J’avais rencontré le crew de MZA Records et Le Bijoutier, ils m’ont beaucoup aidé sur la conception et la finalisation du projet. Comment sortir cet album correctement, faire les dépôts Sacem, gérer la production. Un vrai accompagnement. On a rajouté quelques sons dans le projet, et on s’est retrouvé avec un 7 titres, dont on est clairement fier.

Pouvez-vous nous parler de votre morceau coup de cœur?

C’est très dur de choisir… Toutes les tracks sont bonnes, même si je trouve personnellement que «Up & Down» est un banger absolu ! «Club Técla» est aussi exceptionnel, probablement le morceau sur lequel on a le plus taffé, étant donné que je ne suis pas un pro de la mélodie.

Si vous deviez choisir un morceau à écouter en premier pour vous découvrir, lequel ce serait ?

«Intro» je pense, est une très bonne introduction…

Nous remercions Thab, Duc Cactus & Le Bijoutier pour ces interviews.

CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ PAR :

Léa Sapolin
Rédactrice en chef adjointe et webmaster du Magazine.
Passionnée de HipHop français et de musique à textes, en charge de la partie rap du magazine depuis mes 11ans.
Chargée de communication à mon compte et chef de projet Web à Oxatis.
Projet perso en cours : www.omega-13.fr

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