La toute première édition du festival VYV Les Solidarités s’est terminée sur les chapeaux de roues ! Nous y étions, on vous raconte.

VYV a su charmer ses festivaliers curieux de découvrir des atouts valorisés par une organisation de qualité. Il fallait chercher les détails prouvant qu’il s’agissait d’une première fois.

D’abord musical, le charme du festival est lié à une programmation artistique éclectique touchant plusieurs générations et types de publics. Orelsan, Thiéfaine, Mr Oizo, Gaëtan Roussel, Dropkick Murphys, Charlotte Gainsbourg, Big Flo & Oli, Clara Luciani, Hamza, Caballero & JeanJass, Kokoko!, Vladimir cauchemar, Sebastian, Bagarre… plus d’une trentaine de noms de la scène nationale, internationale, sans oublier les bijoux locaux, repartis sur trois scènes.

Le line-up était de qualité avec des performances dont on se souviendra : la rue des années 90 avec la cabine téléphonique et la demi-voiture de Caballero&JeanJass, la performance des Queers et les cris de plaisir des hits de Bagarre, les néons de Charlotte, la claque d’Orelsan (elle surprend toujours même quand on s’y attend).

Mais surtout quel cadre ! C’est vraiment l’atout phare du festival. Hors de l’enveloppe urbaine, le festival est niché au cœur du Parc de la Combe à la Serpent de Corcelles-les Monts. Ce parc aux portes de Dijon est habituellement fréquenté par les promeneurs, pour des piques-niques en famille et des pauses détentes. Accueillir un festival de cette dimension demandait quelques adaptations qu’on a trouvé bien pensées.

L’entrée du site est le seul espace ouvert, en bordure de route avec une jolie visibilité pour ne pas se perdre et faciliter l’accès. On rentre ensuite dans des espaces plus boisés où il est possible de choisir parmi les trois scènes : la scène principale accueillant les grands noms, dite scène de la Combe, la scène del’Observatoire avec sa sélection alternative et la Friche Urbaine des artistes locaux aux couleurs électro. Même si la première impression laisse à penser qu’il va être difficile de s’y retrouver et qu’il risque d’y avoir des bouchons aux transitions, la signalétique est bonne et il est facile de s’approprier le site. Aussi quel plaisir d’être au milieu des arbres, d’avoir un découpage du site qui rend l’ambiance chaleureuse et une décoration qui, de peu de choses, donne un très beau rendu ! La légère topographie de la scène de la Combe est idéale pour avoir une belle sensation malgré la foule.

 

 

Enfin, l’accessibilité, le reflet d’une bonne organisation, VYV a su mettre en place les bons partenariats pour garantir le confort du festivalier :

  • Divia a offert un trafic de navettes gratuites assez dense (de 3 à 10min) pour que chacun puisse se rendre (et quitter) le site sans se soucier de conduire.
  • Une fluidité du trafic des festivaliers au niveau des toilettes, du cashless, des bars, un peu moins au niveau de la Grande et Petite bouffe. Ce qui est plutôt un bon retour pour un premier festival. On avait un peu peur d’attendre 30min ou plus pour faire « le nécessaire », d’ailleurs attention à ne pas confondre les urinoirs et les lave-mains (on en connait mais on dira rien), parce que rater la moitié des concerts, il n’y a rien de pire !
  • Une application jolie et utile pour suivre la programmation, recharger sa carte Cashless, quand on a la chance d’avoir internet, et écouter la playlist pour se chauffer à l’apéro avant le festival.
  • Des billets plutôt attrayants en vue de la programmation, 28-32€ pour un jour et 45-52€ pour les deux jours !

Ces trois atouts, qu’on appellera entre-nous Bon Ons, Cavalcade Champêtre et Full Accès, font de très bonnes bases pour un succès. Mais le Groupe VYV a aussi développé son projet avec un fort accent solidarité et la sensibilisation du public :

Avant les concerts, le Chapiteaux des idées stimule les esprits avec des conférences et des débats sur les enjeux humains de demain (développement durable, lutte contre les discriminations, l’ESS, le sport …). 

Tout au long du festival, une vingtaine d’associations solidaires et engagées ont établi leur camps de base. Bien situé sur le trajet vers la Scène de la Combe, le Toit des associations a été pensé pour favoriser les échanges sur des thématiques sociales et solidaires très variées : sport et handicap, lutte contre l’isolement et l’indifférence, accompagnement des migrants et personnes en difficultés, le recyclage, la monnaie dijonnaise dite La Chouette, jeunes et culture…

L’Agora VYV est consacrée à des espaces de détente (massage, activités sportives, sommeil et bien-être), de prévention (alcool, sécurité routière, santé) et des jeux. Jeux qu’on retrouve aussi au Terrain des Mômes dédié aux enfants et qui participe à la diversité du public qu’on a rencontré sur le site. 

Les objectifs attendus par Pierre Clément, directeur du festival et son équipe, sont atteints haut la main, avec une estimation à plus de 20 000 festivaliers contre 15 000 souhaités. Le pari est donc réussi malgré la pluie du samedi ! 


On valide complètement cette première édition mais on lance des challenges pour la prochaine :

  1. Encore plus d’accent sur la Cavalcade Champêtre : faire un festival dans un tel espace naturel demande aussi une prise en compte volontaire des enjeux écologiques poussée au maximum. Les efforts sont là, on a noté l’attention particulière à la protection des arbres par le barriérage, la gestion de la fauche de l’herbe, la préservation des zones humides. C’est déjà beaucoup mais on espère qu’il est possible d’aller encore plus loin !
  2. Une identité de VYV encore plus marquée : décoration, signalétique, valorisation du Toit des associations (parce que les tentes blanches ça rappelle soit un marché soit une mauvaise idée américaine)…
  3. Une nouvelle marche à grimper pour la solidarité, pourquoi pas un rattachement européen, puisque le modèle proposé par les Solidarités de Namur (Belgique) a séduit les organisateurs, ou alors un ancrage dijonnais encore plus fort (associatif, culturel, patrimonial, il était où le stand moutarde ??), on regrette un peu d’être accueilli par les partenariats financiers même si on comprend les besoins d’une telle organisation.
  4. Une deuxième édition, puisque la 1ère est réussie.

Credit photo : Brice Robert Photographe et Vincent Arbelet

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