De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Mina Agossi - pochette FreshBelle réputation pour Mina Agossi dans le monde du jazz. Une artiste ouverte qui navigue au gré de son feeling et des rencontres, refusant toute limite, toute frontière musicale. Ainsi cet album, qui démarre avec « Fridge », titre ambancié à la « Fever » pour le swing et la sensualité, devient-il rapidement déconnecté par la guitare free de Phil Reptil. Mina Agossi s’enorgueillit de cette collaboration. Il faut dire qu’elle colorie l’ensemble de l’album. Pour un novice, c’est d’abord une impression  déroutante. Cette guitare semble réellement dissociée de l’ensemble. Chaque titre se construit sur une ambiance particulière et différente, assez cool généralement, alors que la guitare persiste et signe dans sa sonorité d’une part, et dans son délire par ailleurs. Une sorte de « serpent » (logique !) qui se faufilerait de plage en plage. Difficile alors d’estimer la nécessité de cette présence, sauf que la chanteuse, qui a composé quasiment tous les titres du disque, revendique fermement cette coopération. Alors il faut la prendre telle quelle, comma la volonté de faire sonner « autrement » un répertoire sans heurt, en lui donnant ce « quelque chose » de différent et d’insolite. Une singularité que l’on sent très forte au travers de ces quarante et une minutes de musique. Même « La Vallée », chanson construite autour d’une conversation téléphonique, se termine-t-elle dans ce type d’atmosphère. Mina Agossi s’inscrit dans le bottin des musiciennes contemporaines sachant tisser un lien fort entre accessibilité et expérimentation. Des objectifs portés par l’exigence, la rigueur et la détermination. « Fresh » en est une nouvelle attestation.

 

Mina Agossi portrait 2014

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