Le studio déborde d’instruments. Claviers, amplis, batterie… De quoi faire pâlir d’envie bien des musiciens. C’est avec tout ça que Ghinzu a élaboré sa marque de fabrique. Une cohérence coordonnée de superpositions sonores interactives. Faut-il parler de belgitude dans l’esprit déchaîné ? Dès « Cold Love » le paradoxe avec le premier mot est costaud. Si l’amour en question est « cold », la musique, elle, est spécialement torride dans sa nervosité spasmophile. Quoiqu’en écoutant les paroles, on se demande bien de quelle froideur il s’agit. La force de Ghinzu tient dans cette osmose orgasmique. Si quasiment tous les textes sont signés par Stargasm, la musique est le résultat d’un réel travail d’équipe. Chaque instrument trouve sa place en fonction de l’esprit du titre qu’il défend. Ainsi, d’ossatures particulièrement carrées et cossues, Ghinzu peut se laisser aller à des tentations d’apparence plus sereines (« Mother Allegra », « This Light »), sans rien perdre de sa fougue. L’amour des contrastes s’exprimera pleinement sur scène, le terrain de prédilection du groupe. Cela s’entend avec cette capacité à insuffler progressivement des poussées de fièvre, comme dans « This War Is Silent ». Sans parler de morceaux comme « Joy, Succes, Happiness », « Dream Maker », « The End Of The World » ou « This Light », qui entuberaient volontiers les ondes radiophoniques. Clôture de l’album avec un instrumental parlant : « Insterstellar Orgy ».

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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