On a envie de parler du disque de la maturité à propos de cet album de Merzhin. Une ligne rock énoncée dès « L’étincelle » où pointent absolument sans ringardise les signes du terroir breton, loin de la caricature. Et la balade qui suit, « Train de nuit », montre l’étendue du territoire inspiré. Très belle chanson qui pose un second jalon bienvenu. Par contre « Commedia des ratés » aurait tendance à imposer des sentiments contraires. Style nerveux appuyé moins personnalisé et jeux de mots non pas douteux, mais pas forcément nécessaires. On attend la suite, pour savoir qui va l’emporter. « Le serment » reprend le bon fil. La voix du chanteur y est pour quelque chose, ainsi que la rythmique flottante. Bien vue aussi l’utilisation d’une clarinette en habillage discret. On constatera sur d’autres titres cette aisance à placer des sonorités instrumentales là où ne les imaginait pas (accordéon et synthé sur Sweet guerilla » par exemple, ou les notes orientales de l’intro de « Cavaliero », puis sa bombarde insistante). Merzhin a approfondi et enrichi son jeu. On sent que le groupe s’est pris au jeu du studio en développant ses compétences musicales, un peu comme Matmatah qui a su parfaire ses constructions mélodiques sur son dernier album. Il y a beaucoup de plaisirs dans ce « Plus loin vers l’ouest », (jusqu’au quasi-dub-rock du titre éponyme), même si la question d’être « une copie ou un brouillon » est posée dans « Duel » (« Je te aime, je te hais. »).

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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