LIFEHOUSE_OOTW_Cover_FinalQuinze ans déjà pour Lifehouse qui, après une séparation d’un an et demi, reprend le fil et le goût du travail en trio. Autour de titres préparés par Jason Wade, notamment pour ses projets d’albums solo non aboutis, les musiciens décident de désapprendre un savoir-faire acquis dans une optique d’écriture du type « recette à succès ». Ainsi ils retrouvent avec bonheur l’excitation première, celle des débuts, celle où moins de questions se posent, laissant place à la spontanéité. Sauf qu’aujourd’hui, expérience aidant, ce sera tout simplement la confiance entre les uns et les autres qui va porter sereinement l’entreprise. On sent bien dans ce répertoire la capacité à porter des compositions vers des arrangements à la dynamique très actuelle, poussées malgré tout vers des arrangements cossus et riches donnant une ampleur sonore impressionnante. C’est le cas avec « Hurricane » et son refrain emporté, alors que l’on entend bien dans les couplets des chœurs spontanés enregistrés dans un moment d’improvisation. La fluidité l’emporte malgré tout, avec un  chant semblant couler de source, comme dans « Alien » agrémenté de toutes ces petites phrases mélodiques glissées au fil de la chanson, ou dans le slow « Central Park ». Aussi à l’aise dans les ballades que dans les morceaux plus enlevés, ou mixant ces deux tendances (« Hurt This Way »), Signalons encore le très beau « Yesterday’s Son » et ses chants en chorus, ainsi que « Hourglass » le duo final et ses arrangements spéciaux, clarinette incluse. C’est sincèrement avec le plaisir que Lifehouse renoue ici.

 

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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