De l’éther ? Du Rock ? Ou du folk ? Ether parce qu’éthérée, comme l’ambiance de « Maze ». Rock parce que des guitares se la jouent parfois bien en cadence (« Bodies »). Folk, on ne sait pas trop pourquoi, juste parce que le chant est mélodieux et s’installe sereinement sur chaque titre. Le lien entre tout ça ? L’électro. Une synthèse sonore décuplant d’inventivité pour des habillages pointillistes. Une musique qui nécessite l’écoute au casque tant le fourmillement orchestral mérite cette attention. Parce qu’au final, si rien de foncièrement original ne démarque l’œuvre globale, la souplesse complétive en matière de constitution d’ambiances est suffisamment manifeste pour être prise sérieusement en considération. De véritables « songs », chansons, qui pourraient en étant minimalement accompagnées tenir tout à fait la route. Sauf qu’ici, l’importance de l’habillage relève d’une véritable démarche artistique. C’est en cela que Farao ne ressemblerait qu’à elle-même, jouant tous les instruments, sauf la batterie et les cuivres. C’est d’Islande que vient cette création. Une explication peut-être à la compréhension narrative où musique se jouerait d’osmose avec les paysages et les couleurs.
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