De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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Quel plaisir d’écouter un album dispensant autant de fraîcheur. Une musique qui sonne et qui a des choses à dire. C’est le propre de Mickaël Furnon. S’intéresser à tout, du plus banal quotidien en restant concerné en permanence. Des chansons qui, au-delà de l’observation, rendent avec un respect profond justice aux oubliés ou à ceux dont on ne parle peu. Même la politique est traitée avec un regard de tendresse (« François Sous La Pluie »), alors que pointe malgré tout la critique, mais empreinte d’une forme de compréhension, malgré la déception et les regrets. Au point de mettre en avant fragilité en lieu et place de fraternité pour décrire la France dans sa devise républicaine. Les remarques peuvent être acides, mais témoignent fortement de la faiblesse humaine, sans honte. Il en va ainsi des douleurs personnelles et des amours. L’album démarre avec « La Rose Blanche », en hommage aux jeunes allemands, et plus particulièrement Sophie Scholl – le visage sur la pochette du disque -, qui, pendant la guerre, se sont opposés au nazisme jusqu’à en perdre la vie, comme un signe que lance le chanteur en direction d’un monde de plus en plus dénué de convictions, du moins plus apte à baisser les bras au lieu d’aller au bout de ses actes revendicatifs. Ce sont les lueurs d’espoir qui instillent leur parfum au travers des chansons. Chacune dont l’habit de simplicité de base, l’accompagnement à la guitare acoustique, se voit colorisée par la grâce d’une mise en forme sonore sans surenchère, très chaleureuse dans cet univers musical repérable. Le plaisir de retrouver Najah aux claviers, aux chœurs et à nouveau au chant sur « Les Papillons », un des titres qui vont plaire, tout comme « Sebolavy », « Rallonge Tes Rêves », ou « En Léger Différé », dont l’accessibilité est immédiate. Treize chansons touchantes, avec des paroles dedans, ce qui n’est plus très courant. Et de l’émotion. Envie de toucher un mot sur chacune d’entre elles. Mais le mieux à faire est d’écouter. « Ne fais plus confiance à personne – C’est la devise des naufragés – Y a toujours un con qui klaxonne – Pour qu’on continue d’avancer ».

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