Le choix de l’anglais prédomine aujourd’hui chez les jeunes groupes français. Les quatre faux frères Belmondo, en Dalton du rock, ajoutent à la belle liste des Meltintone et autres The Dodoz ou Revolver une dose pleine de guitares franches et d’énergie secouée (« A Second Longer », « Awesome Rumble »…) La batterie sans traficotage sonore particulier est telle qu’en studio. Comme il y a deux chanteur lead, le jeu des voix est d’importance. On sent au fil des titres une progression, dans le sens harmonique (« Riding For A Fall »), qui aboutira au treizième morceau « A Kiss For A Ragging ». Et, si on sent la capacité à bonifier encore beaucoup dans ce sens, on peut dire que ce premier album est d’une facture aboutie. Il était précédé d’un ep trois titres remarqué, paru l’an passé. « Someone There » se pose comme le prototype évident d’une aptitude à forger une matière tubesque qui apparait très rapidement, au fil de la découverte de l’album. Les guitares qui ont la vie belle s’inspirent et respirent, généralement en rythmiques enrichies de riffs culbuteurs ou d’arpèges tournant. Leur complémentarité, si elle évoque particulièrement l’une des dernières vagues new-yorkaise, n’est pas loin non plus du jeu particulier que développaient The Talking Heads (déjà New-York !) Belles promesses en perspective.

CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ PAR :

Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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