Souvent, lorsque les premières écoutes laissent perplexe, il y a fort à parier qu’un peu d’insistance modifie largement l’appréciation. A condition bien sûr d’être en présence d’abord d’un travail de qualité. Côté son, il y a tout un travail d’ambiance évident, dès « The tide pulls from the moon », le premier titre aux accents évaporés. Un univers feutré et cool qui se confirme comme un parti-pris sur l’ensemble de l’album. « Beautiful girl », en enchaînement, laisse entendre une option folk avec sa guitare en arpèges. Mais le piano qui la rejoint bientôt va vite entraîner la consistance instrumentale propre à cet album. « The winter from her leaving » pourrait paraitre construite sur le même principe, avec son tambourin récurrent. La chanson dispose toutefois de ces petites phrases magiques qui s’interposent entre les mots. Un banjo ou une mandoline que l’on pourrait prendre pour un clavier. La résistance est imposée par la voix, relativement retenue et peu puissante, mais empreinte d’un charme certain. C’est cet ensemble qui finit par primer au bout de deux ou trois écoutes. De quoi craquer sur un  morceau comme « Fade and then return » à la construction évolutive insidieuse. « Let you break » le duo avec Julia Stone est dans la même veine, avec cette incursion vocale toute particulière, inattendue, et ajoutant au plaisir. Quoi dire d’autre ? Au final, un album sur lequel rien ne se zappe. Il ne dure qu’un peu plus de trente neuf minutes. Juste ce que l’on demande pour ne pas se lasser.

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De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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