Auteur, consultant et président de PARNAS' (label associatif), Vincent KITHAROS est passionné par la scène émergente et la littérature. Vincent est chroniqueur depuis 2015 pour Extended Player.

On s’est rendu au Cabaret Aléatoire le 17 Novembre pour le concert d’Odezenne. C’est Wilko & Ndy qui ont ouvert le bal avec leur hip-hop français hyper énergique. L’équipe est d’ici, leur public aussi, venu pour chanter leurs textes et sauter en rythme avec le trio : 2 MCs et un DJ. Ils veulent du bruit, on entend presque crier le DJ qui a l’air de se régaler particulièrement, backer muet dont les lèvres dessinent tous les textes. Il balance des nuées de sons synthétiques et pose de gros breaks de batterie électronique sur les séquences, on a vraiment aimé l’instru.

Une technique qui manque un peu de rodage nous a empêché de bien comprendre les paroles. On a senti que Wilko & Ndy auraient voulu plus de temps pour retourner le Cabaret Aléatoire, et nous aussi !

Puis Odezenne est arrivé dans une salle surchauffée. Mattia est dos au public, face à un mur de machines et d’instruments, une usine de potentiomètres, le tout brillant et clignotant comme un compteur électrique prêt à exploser. Un sublime matos pour les amateurs de sons électroniques ! Sur la droite de la scène, le batteur tape sévèrement son rythme, puis Jacques et Alix font leur entrée. On a commencé par planer sur Nucléaire, ils ont mit le feu avec Vilaine, on s’est ambiancé sur Lost…

Tout le concert se déroule dans une sorte de contrejour de lumières blanches et rouges, ce qui donne une ambiance vraiment magnifique. Jacquot et Alix se relaient derrière les clavier et les pads quand l’autre rappe. Mattia s’emballe sur ses machines, parfois sa silhouette sort du contre jour pour gueuler une punchline : ce soir, les DJs ne se seront pas laissés effacer par leurs MCs !
On a tout eu, au fil des musiques, moment de communion sur En L, puis Interlude, Au Baccara… La frontière d’une musique à l’autre est lissée, sinon gommée, c’est une ambiance qui évolue plus qu’une succession de titres, habilement réalisé.  Le public est conquis.

Odezenne a posé un Bébé tonitruant, on a eu droit a un super solo de guitare de Mattia et on sent que plus la fin approche, plus la bande s’amuse, se chauffe et demande du bruit. Bonne idée, le Cabaret Aléatoire est là pour ça !

En bref, on a passé une soirée de folie.

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