Les filles aussi assurent. Quelles guitaristes et quelles musiciennes. Quelle hargne, fougue, rage et sensibilité. Voilà ce que l’on peut déjà dire du trio Ex Hex. Sachant qu’elles n’ont pas arrêté de tourner depuis plus de quatre ans, rien d’étonnant lorsque l’on découvre cette évidente puissance musicale imposée par ces guitares déterminées au son tellement tranchant qu’il est impossible de les présenter autrement. Il paraît qu’en studio, les trois filles ont travaillé avec Jonah Tagaki, producteur de leur tout premier album, avec cette fois une approche plus incisive, utilisant des dizaines d’amplis pour l’enregistrement et des tonnes de pédales, dont le mythique Rockman. Idem pour les voix qui ont été au final superposées sur une bonne dizaine de pistes. Le son de cet album est comme une grande claque que l’on reçoit en pleine face. Il suffit de se prendre à fond dans les oreilles l’intro de « Rainbow Shiner » pour comprendre. C’est un disque qui s’écoute la molette du volume bien réglée dans la seconde partie de sa course. Un disque studio qui a cette énergie du live parfait, sonorisé par la crème des ingénieurs sons. Un vrai plaisir de découvrir chacune des pistes de l’album. Idem pour « Good Times ». Les filles s’y connaissent en intros efficaces et imparables. « Another Dimension » et ses guitares incisives soutenues par une batterie carrée et bien présente, « Cosmic Cave » en son pop, voix réverbérées et accords de guitare en tremolo sur une partie de basse infatigable. Il y a toujours ce petit truc mélodique qui ressort, la    plupart du temps à la guitare, évidemment, et c’est tellement parfait que l’on apprécie ce disque au même titre que l’on avait succombé, dans les années 90, sur le premier album d’un fameux trio se présentant sous le nom de Supergrass. Pas forcément de comparaison dans le résultat musical, mais dans l’énergie et le plaisir d’un travail qui apparait au final comme coulant de source, donnant à cet album ce caractère incontournable propre à la perfection de la production et à la qualité des compositions. Les filles terminent par un  très beau « Talk To Me » qui s’impose en paradoxal contraste d’un tempo ballade et slow tout en se la jouant absolument rock’n roll.

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