Lorsque l’Affranchi ne programme pas un artiste urbain en devenir, c’est que la salle est prise par une compétition. Entre le « 4-2-2 », battle de rappeurs qui initie la plupart des concerts, Le Buzz Booster, Le Redbull dernier mot, End of the Weak, ou encore EuroBattle Pro on est servi !

Samedi soir, l’heure était donc à la compétition, mais une compétition pour les plus initiés : un contest de beatmaking.

Avant de parler de ce contest musical, prenons le temps de revenir sur deux définitions :

–          Le beatmaking est le métier de celui qui créé les prods sur lesquels les artistes posent, notamment dans le milieu du rap. Le beatmaker est donc souvent à l’origine de la réussite d’un morceau, au même titre que le rappeur lui-même.

–          Un sample est un extrait sonore récupéré au sein d’un enregistrement préexistant, sorti de son contexte afin d’être réutilisé musicalement pour fabriquer un nouvel ensemble.

Pour en savoir plus sur cet art, nous vous conseillons la série de vidéos marseillaise « AlphaBeat ». On trouvera d’ailleurs au sein de cette série un épisode dédié à Pakdjeen, qui nous aura ambiancé tout au long de la soirée, ainsi qu’un épisode dédié à Mofak, créateur et organisateur de l’événement :

Aujourd’hui, les beatmakers retrouvent peu à peu le mérite qui leur est dû. On trouve par exemple de plus en plus d’artistes qui sortent des albums réalisés intégralement avec le même beatmaker, c’est le cas de « Pistes noires » de Maxwell Nostar & Itam dont nous vous parlions il y a quelques mois.

Les beatmaker sont aussi des artistes fédérateurs à l’origine de projets regroupant divers artistes, comme par exemple le morceau « La mémoire des jours » de Greenfinch, le projet d’Homy Records, ou encore celui du Labo Klandestino.

Le but de Lord of the beat est de sélectionner le meilleur beatmaker. Pour délibérer, trois as de cette discipline forment le jury : Clyde Bessi, David Colas et L’adjoint.

L’Adjoint Skenawin est d’ailleurs un beatmaker à l’origine de nombreux succès. Il a travaillé entre autres avec RedK, YL, Sofiane et Kery James. Aujourd’hui il dispose de son propre label au sein de Sony et est également à l’origine d’une chaîne Youtube emplis de tutoriels :

En amont de cette édition 2019 du Lord Of The Beat, les participants avaient reçu différents samples avec lesquels ils devaient concevoir leur instru. Le jour J, ces génies du rythme ont confronté leurs compositions sous forme de duels, sous les présentations de Anouar & Tony (HipHop Actuality). Confrontation tant surprenante qu’intéressante puisque, à partir du même sample, les résultats différaient totalement. Certains aboutissaient à une rythmique trap, d’autres plus old school, d’autres plus mélodiques avec quelques touches de piano. Les plus étonnants furent les résultats obtenus à partir d’un sample thaïlandais extrait d’un CD trouvé un matin de bonne heure au marché aux puces.

Si SCK fut l’heureux gagnant de ce contest, l’ensemble des beatmakers ont fourni un travail de qualité qui a su combler et surprendre nous oreilles.

Nous remercions donc les artistes pour leur participation :

–          Maadwill de Paris

–          Chrys D de la Reunion

–          NEF de Marseille

–          L.F Scientist de Marseille

–          Nacho de Bruxelles

–          SCK d’Aubagne

–          Freaky Joe de Clermont-Ferrand

–          Sidya de Montpellier

La soirée à continuer sur le Show Case de CHILLON KACTUS, duo de beatmakers marseillais utilisant un Looper pour boucler un HipHop moderne et électronique.

Découvrez également le report du Lord Of the Beat par ArtZap :

https://www.facebook.com/artzaptv/videos/2074451349313931/

Cet article a été rédigé par :

Passionnée de HipHop français et de musique à textes, en charge de la partie rap du magazine depuis mes 11ans. Également CEO d'un projet innovant dédié au HipHop.

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