Ayele Labitey compose sur le cuatro, découvert aux puces et retapé par un luthier, des chansons d’inspiration universelle arrangées et magnifiée par Laurent Griffon, sa moitié à la ville. Ce dernier a fait la route avec Amadou et Mariam, dont il fut le directeur musical. Le duo choisit Pepper Island comme nom et part à Santa Monica enregistrer les chansons travaillées chez eux, pas loin du périphérique parisien, sous la houlette de Mitchell Froom. Résultat des courses, une sorte d’ovni musical, très rythmé, dont les influences multiples bottent systématiquement en touche du registre abordé. Ainsi la soul-pop parvient à établir ses propres repères sonores, imposant d’emblée une couleur Pepper Island, immédiatement reconnaissable tant à la voix qu’à la couleur instrumentale. « Wicked Boy » en tube annoncé, n’est qu’une des perles de l’album.  “Sex Appeal”, “The place where we began”, “Sympathy for lovers”, “Borderline”, “Popular”… Un autre univers existe. Si l’on y adhere, rien ne romp le charme.

CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ PAR :

Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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