On se laisse prendre rapidement au charme de ses chansons calmes. Pierre Souchon, contrairement à son frère Ours, à la voix légèrement rocailleuse, assume tendresse et fragilité en douceur et poésie. Sans être dans les pas du papa, on sent parfois cette proximité dans l’amour des mots et quelques intonations. Mais Pierre, qui est déjà passé par la case des Cherche-Midi, son groupe formé avec Voulzy Junior, semble concentré sur des états d’âme tout en sensibilité : « L.A.O.T. » pour « Elle a ôté le i du verbe aimer », par exemple. Ses balades et mélodies existent, aériennes, sages et illustrées (toujours cette tradition familiale des mots). Du coup, là où une première écoute suggère un sentiment d’appréciation limitée, se révèlent ensuite de jolies flâneries sentimentales au lyrisme lunaire. Cela reste gentil, mais sans prétention. L’essentiel n’est-il pas que les amis soient là ? Question essentielle, puisque chanson existentielle d’importance : « Peter’s friends ».

CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ PAR :

Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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