This is a velvet undergound song...

Qui de mieux que lui pouvait reprendre ainsi le Velvet ? Rodolphe Burger a déjà habitué le public à un certain type de reprises, ralentissant très souvent le tempo de la version originale (« Wild Thing » des Troggs aux tous débuts de Kat Onoma, ou « The Passenger » d’Iggy Pop sur son premier album solo, « Cheval Mouvement », par exemple). Ici, dès « Waiting For My Man », pas si ralenti que cela d’ailleurs, on est séduit par l’harmonie naturelle du projet. Rodolphe Burger-Lou Reed, qu’aurait pu donner un duo ? Et l’esprit du Velvet est là. Gary Burton à la guitare en John Cale expérimentateur, la guitare de l’un en lieu et place du violon de l’autre (« Sister Ray », entre autres). L’espace entre rigueur, sauvagerie et déviations contemporaines est superbement préservé et magnifié. « Rock’n Roll » assure un riff soutenu, suivi par un « Sunday Morning » où la sensualité du jeu de Rodolphe s’exprime à merveille. Difficile d’ailleurs par moment de savoir quel guitariste exactement ondule et caresse les cordes de sa monture. « This Is A Velvet Underground Song » est une véritable recréation-relecture dont les couleurs coordonnent une formidable unité artistique concentrée et ouverte. Un faux paradoxe, puisqu’il s’agit simplement d’une osmose entre musiciens à la personnalité profonde, parmi les rares à déployer encore une telle aura. Et puis cette fin-caresse, « Das Lied Von Einsamen Madchen », concentre et transcende la belle ambition du projet.

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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