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Confirmation de ce qui a été dit dans la chronique de l’ep 4 titres avec cet album. La séduction vocale opère à fond, sur un territoire bien différent de celui des vocalises démonstratives que l’on ne peut ici considérer comme mètre-étalon de la chanson. Blondino exprime d’une douceur certaine avant tout des émotions. Le titre « Bleu », qui fait office de single, reprend les caractéristiques permettant à l’artiste de poser ses mots à sa façon, presque en phrasé parlé sur les couplets, avant d’entamer ce refrain que l’on retient dès la première écoute. La sensualité du grain de gorge est extrêmement bien saisie et mixée. Tout semble avoir été construit autour de cette voix. Une base mélodique posée en guise de fondation, puis un coloriage instrumental tel un impressionnisme délicat, jouant de la sonorité de synthés doux et éthérés (« Jamais Sans La Nuit »). Dit de la sorte, on pourrait penser que l’on va s’ennuyer à cette écoute. Mais non, la réalisation de ces chansons est d’une consistance dont la profondeur s’appuie sur des ambiances portées par des rythmiques dont la discrétion impliquerait un moindre impact, alors qu’en fait l’ensemble frémit de toutes ces vibrations (« Toute Une Nation », « Leviathan »). S’il n’y avait eu que la voix, peut-être que l’ennui aurait fini par poindre. Mais la musique est un tout. Là est sa puissance, cette capacité à sublimer les mots, les inscrire dans une dimension  ouverte à toutes les interprétations. On est finalement assez proche de l’univers de La Féline, même si chacune de ces chanteuses dispose de son univers riche de distinctions personnelles. L’essentiel est dans le pouvoir de ces sonorités qui vont bien au-delà de ce que l’on peut attendre d’une chanson. Tout un imaginaire trouve sa place dans ces onze chansons, soit « l’infinité des possibles » annoncé dans « Tant Qu’Il Y Aura Des Hommes ». N’oublions pas de citer Jean-Christophe Ortega, complice créatif pour l’écriture et la composition de « Jamais Sans La Nuit ».

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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