Pochette Tako Tsubo Paris-Combo-JustMusic.fr_

 

Les revoilà, nos Paris Combo, ambassadeur de swing. La Belle du Berry, son Potzi à la guitare, François Jeannin toujours à la batterie, et l’indispensable David Lewis à la trompette, au bugle et aux claviers. Seul le bassiste des origines a disparu. Mais, qu’à cela ne tienne, la part de bonheur du genre est plus que préservée puisque quasi transcendée. C’est la poésie qui prédomine. Les textes de Belle du Berry ont apparemment très  bien inspiré les musiciens qui ont peaufiné une bonbonnière de luxe pour les friandises verbales qui vont de la « Bonne Nouvelle », où la caisse claire balaie allègrement « Le danger des vivants, Le divan des vengés, Le divin – là-dedans – a l’air tout dérangé », éclairé d’une trompette harmonieuse, jusqu’à « Orageuse » qui transforme le « il » du premier couplet et premier refrain en « elle » pour les suivants. Entre temps, il se passe comme un défilé ininterrompu de bonne humeur, un dansant et drôle « Je Suis Partie », un swingant « Tako Tsubo », co-écrit et chanté en duo avec Barcella qui ajoute sa délicatesse au coolé poétique. Une fausse valse dérivant en sorte de samba chichiteuse avec « Anémiques Maracas ». Onze titres au total, dans lesquels chaque musicien implante le meilleur de son instrument. Un rapport qualité-prix imbattable, et une preuve de plus que Paris Combo tient toujours le haut du pavé dans le genre, car jamais impersonnel, tant les petites histoires et réflexions de Belle dispensent un charme à la Prévert (« Profil »). On peut aussi imaginer les plus marquantes photos de Doisneau sur Paris transformées en chansons, sans pour autant ne compter que sur la nostalgie. Non, en écoutant ce disque, nous ne passons pas l’heure du déjeuner à traîner aux puces de Clignancourt, même si l’on peut y passer un instant, l’appel ressemblerait plus à tenter de retrouver l’essence des vrais bonheurs de la vie : « C’est beau quand on s’aime, si beau quand on sème du bonheur c’est tout le plaisir du semeur » (« Notre Vie Comme Un Western ». Inutile de chercher plus loin. Paris Combo, « un spécimen de l’espèce humaine ».

 

 

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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