Balnika, jeune rappeur marseillais

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Ce soir, le HipHop dessert sa ferveur au Moulin. Pour cette soirée, c’est le Club qui a été choisi et non la Grande Salle (Le Moulin dispose de deux espaces bien distincts). Bien que cela ne soit pas annoncé comme complet, on est bien serré et les 350 places semblent être pourvues.

En guise de prémices, Balnika fait son entrée. Artiste marseillais en devenir, il a notamment participé au dispositif « La Frappe » porté par Marsatac, ce festival marseillais de grande ampleur (découvrir les reports de la dernière édition de Marsatac).

Après une belle intro et deux titres énervés, Balnika s’adresse aux Ladies et balance un son de lover. Puis, il enchaîne avec un morceau dédié aux fumeurs.

Son répertoire est chanté et autotuné, il s’adresse aux jeunes de son âge et respecte les codes de la musique urbaine actuelle. On sent que c’est construit, et que sur scène, il est serein. Son flow change de rythmique, alterne entre les phases rapides et celles plus mélodiques.

Après ces quelques premiers morceaux, il décide d’entamer sa série de freestyles sortis sur Youtube. « Fast food » est le mot d’ordre. Le troisième de la série est sorti, il en restera deux qu’il nous dévoilera prochainement.

Le public adhère et l’accompagne. Le gars est « Chaud, caliente » comme il dit. C’est d’ailleurs l’heure du titre « Traficante » qui a été clippé.

D.Ace, pépite montante qui se dévoilera prochainement à travers « Vox Cordis »

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L’attente est longue, trop longue même. L’impatience est à son comble et le public finit par réclamer son dû avec entrain. Ça hurle. Ça hurle vraiment. Les présents sont clairement de grands fans de D.Ace.

Ce dernier arrive finalement sur scène, le public a assez quémandé. Le premier morceau démarre et tout le monde connait les paroles. “La chance” puis PTR, « Pourquoi tu rages » ?

L’entrée est énervée, l’euphorie à son comble. D.Ace a un sourire sincère qui orne son visage. S’il a une once d’hésitation, son public prend le relais et crache les lyrics. Les demoiselles sont en folie, les mecs, légèrement plus discrets, les accompagnent.

Verdict de l’artiste : « Puisque vous connaissez le morceau, on va continuer avec les anciens sons ». En soi, si le public connait les textes, il n’y a rien d’étonnant. À l’instar de certains rappeurs qui débitent des rimes sans être audibles, D.Ace a le mérite d’articuler et de nous servir ses textes dans leur plus bel apparat.

Si le public semble en folie, il ne l’est pourtant pas vraiment en comparaison du moment où D.Ace aborde le sujet de « Manga 4 », morceau faisant suite à la série des trois premiers « Manga ».  Mais il ne sera pas clément. Non !« Manga 4 » ne sera pas dévoilé ce soir, il faudra sans doute attendre le 28 février, date de sortie de son nouvel album « Vox Cordis ». En revanche, il propose un deal : si quelqu’un du public vient sur scène et interprète « SNCF » avec lui, il fera une exclu. Après un débat pour savoir qui montera sur scène relever le défi, l’élu pose ses deux pieds sur l’estrade et interprète le contrôlé avec brio.

Chose promise, chose due, il nous sert « Étranglement » en exclusivité. L’ensemble des morceaux déjà clippés de « Vox Cordis » sont d’ailleurs interprétés ce soir : « Charmant », « La vérité », « Johnny » et « Hokage », morceau qui lui tient à cœur.

Il annonce ensuite la fin de son show, en n’oubliant pas un petit clash sur l’OM. Puis, ensuite, le public décide des morceaux qui seront interprétés, notamment le célèbre « freestyle poulet » qui a fait connaître D.Ace, ainsi que la « Volonté du D » en a capella.  L’artiste finit par « Nindô », qui conclut le set avec la phrase « sans le public un artiste n’est rien » et passe aux remerciements. Il viendra ensuite prendre des photos avec ses fans. Le seul regret sur ce show : un backeur aurait été bénéfique pour donner un peu plus de punch et éviter de garder les backs dans les instrus qui sont diffusés.

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Léa Sapolin
Rédactrice en chef adjointe et webmaster du Magazine.
Passionnée de HipHop français et de musique à textes, en charge de la partie rap du magazine depuis mes 11ans.
Chargée de communication à mon compte et chef de projet Web à Oxatis.
Projet perso en cours : www.omega-13.fr

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