De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Longtemps resté sans nouvelles de Fergessen, Michaëla et David, un duo qu’apprécie tout particulièrement Extended Player, c’est une grande joie de les retrouver, en plein hiver, période glaciale, avec « L’Eté ». Il commence, en anglais, « Old Is Beautiful », avec ses murmures magiques en refrain captivant dans lequel on plonge avec une sorte d’infinie tendresse ressentie. Il se passe quelque chose. Elle continue, en français, avec « L’Eté », se laissant rejoindre par l’homme « au-dessus des nuages ». L’osmose vocale, transcendée par une qualité d’enregistrement et de mixage particulièrement réussie, donne une ampleur saisissante aux chansons du duo : « Depuis toujours je pleure, quand j’entends des airs mineurs, j’aime sentir en moi cette humeur »  (« La Mélancolie »). L’accompagnement musical est moderne, énergique, sur des tempos au dynamisme maîtrisé, aspirant ses sources dans la famille rock-électro. Ainsi ce confondant « Tu Veux La Guerre » qui dit, stoppant net son allure : « D’avance, on a tous perdu. Cool, restons détendus ». Inutile de critiquer ici le bilinguisme. Il appartient au duo et c’est ainsi. L’avantage Fergessen est d’éviter à ce sujet l’effet mode. Tout reste naturel, y compris lorsque les deux langues se croisent dans un même morceau : « Une cigarette, and I feel great » sur « Tangerine » qui, involontairement (?) évoque le duo Christophe-Alan Vega pour leur morceau au même titre. Belle description de ce que l’on veut en amour, et tout autant de ce que l’on ne veut pas, sur « I Want Love ». Trente titres ont été écrits et composés pour n’en garder que dix. Alors autant dire, sans aucune langue de bois, qu’il n’y a sur cette sélection QUE DU MEILLEUR. Chaque chanson à sa façon combine les qualités évoquées ci-dessus et donne, comme cela devient de plus en plus rare, un VRAI album qui s’écoute de la première à la dernière seconde, non sans avoir au préalable appuyé sur la touche « repeat all», car « Old Is Beautiful ».

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