Extendedplayer : Est-ce qu’il y a malgré tout des choses que les musiciens ont apporté, que vous n’imaginiez pas, et qui vous ont agréablement surpris ?

 

Renan Luce : Oui, c’est arrivé plein de fois. Ne serait-ce que dans le son. Une ligne de basse par exemple. Je donne des indications de base et puis après chacun s’exprime autour de ça.

 

Extendedplayer : Au bout de deux albums on reconnait déjà un son spécifique propre à Renan Luce, des couleurs comme celles apportées par la guitare typée western…

 

Renan Luce : Oui bien sûr. C’est vrai que ce sont des choses que j’aime bien. Ce n’est pas trop réfléchit. C’est instinctif. Cela vient de mes goûts musicaux, mais est aussi induit par la tournée précédente où un son a fini par se dégager.

 

Extendedplayer : Ce nouvel album est parsemé de touches instrumentales originales, piano de type saloon, orgue, mandoline. Vos musiciens sont multi-instrumentistes ?

 

Renan Luce : Là en l’occurrence non. Nous avons fait appel à des musiciens « traditionnels » – je n’aime pas ce mot-là -, mais qui ne font pas partie du noyau dur. Nous les avons appelés spécialement, comme pour faire les parties de piano avec Johann Dalgaard (Il a accompagné Jean-Louis Aubert sur son avant-dernière tournée et fait partie de l’équipe des Aventuriers d’Un Autre Monde – ndlr). Il est incroyable et hyper créatif. En cinq minutes il a comprit l’esprit du morceau, il se met dedans, cherche et peaufine.

 

Extendedplayer : C’est un truc agréable de travailler avec des musiciens de ce professionnalisme pour cette réactivité ?

 

Renan Luce : Oui, carrément. Après il y a aussi le danger dans lequel il ne faut pas tomber. Celui de perdre le côté vivant si on ne fait appel qu’à des musiciens de ce type qui viennent une journée. J’aime bien quand même qu’il y ait une équipe qui travaille pendant longtemps et qui s’imprègne des morceaux.

 

Extendedplayer : Et comment se présente ce que vous jouez sur scène ?

 

Renan Luce : Il y a pas mal de liberté qui s’impose par rapport aux arrangements du disque. On gagne déjà beaucoup en énergie, ne serait-ce que par l’adrénaline et le contact avec le public. C’est un truc instinctif qui se passe comme ça. Ensuite, pour adapter les choses, j’ai la chance d’avoir des musiciens qui sont un peu multi-instrumentistes justement. J’ai un contrebassiste et un bassiste qui alternent et jouent soit du piano, soit du violoncelle, du banjo.

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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