Le trio nous a habitué à ses petites comptines rock’n roll. Un son et une signature reconnaissables de loin. Des titres envoyés, secs, nerveux, mais toujours mélodieux. Cette fois, on se dit d’abord que tout recommence. Encore un comme le précédent. Hé oui, Deportivo a un son, construit ses morceaux sur quelques bases identiques. Quoi en penser ? « Domino » par exemple, le premier titre. Copié-collé ? Jusqu’à ce que cette ardente ligne mélodique de guitare s’insinue derrière le chant et commence à prendre, telle une tournerie. On adhère alors. Deportivo joue l’immédiat et l’urgence. Ils le prouvent évidemment sur scène – en poussant d’ailleurs généralement trop fort le son, aux dépends du chant. Ce genre de problème ne se pose pas sur le disque. Dix morceaux excédant rarement les trois minutes, colorés souvent de claviers type orgue, jusqu’à un prégnant « Chez Toi » avec sa batterie soutenue. Jamais d’excès dans les arrangements, juste l’utile et le nécessaire pour une efficacité identifiable. Et toujours de quoi retenir le meilleur, « Pourquoi devrais-je ? », par exemple, et sa guitare mandolinée.  Mais bon, dans leurs secousses figurent aussi des sortes de ballades, comme « Both on the same boat ». Tout ça, au final, fait de « Domino » un album très appréciable d’autant que, comme toujours, pas le temps de s’ennuyer. Pas d’erreur de timing.

 

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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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