Five Easy Pieces - Chinese ArmyFive Easy Pieces - Chinese ArmyPochette Five Easy Pieces Une guitare rythmique nerveuse à souhait que rejoint une sorte d’orgue Vox Continental. Petit relents de Doors confirmé par l’entrée du chant. Voilà, c’est signé. Chinese Army est dans la place. Un cinq titres bien carré, posé sur de solides assises. Celle de « Revolution » est hachée, bien scandée. La voix se fait différente, plus haute, accrocheuse toujours. Oan Kim et Benoît Perraudeau ont tout fait eux-mêmes, sauf le mastering. Belle complicité et complémentarité pour un répertoire aiguisé, dégageant une ambiance à la froideur théorique de laquelle s’échappent des gaz à effet de serre, sur les passages aériens de « Half Baked » par exemple. Et puis « Pink Rain » se la joue en couleur psychobilly. Il y a de la côte ouest là-dedans, avec ses mystères, ses brumes et son soleil – pas étonnant lorsque l’on sait que le groupe s’est formé à Los Angelès en 2010. Jusqu’à la boite à rythmes cheap de « Gengis Kahn » qui part en conquête, avec encore ce petit orgue saugrenu et nargueur. Le précédent EP paru au printemps dernier était présenté comme jouant entre rock électronisant et influences post punk. Celui-ci, à paraître uniquement en numérique à partir du 1er décembre 2014, dévoile les nouvelles tentations opportunes du duo. Autre info, Oan et Benoît étaient membre du groupe Film Noir à une époque.


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Marc Sapolin
De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

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