De l’organisation de concerts aux interviews d’artistes il n’y avait qu’un pas. Plus de vingt-cinq ans de rencontres avec les artistes et toujours la passion de la découverte.

Beaucoup de duos présentés dans ce numéro de StandardS. Alors pour changer, voilà un solo. King Automatic, si personne ne le précise, apparaitrait plutôt comme un véritable groupe à l’écoute, tant le son est dense. Le style oscille entre rockabilly, mais d’assez loin, et surf, tout en opérant de larges virages en territoire modernes enracinés dans le contemporain. Cette vision peut sembler imprécise et floue. Mais c’est malgré tout bel et bien de cela qu’il s’agit. Un phénomène inclassable, particulièrement « roots » question prise de son. Au-delà de références fifties, il y a aussi cette densité propre à certains groupes de la deuxième moitié des années 60, comme avec « Staircase Serenade » où plane le fantôme d’un Jim Morrison habité par Kurt Weill. Autre intérêt de la démarche très ouverte du King : un texte en français bien senti, sans maladresse d’interprétation (« Le redresseur de torts »), qui permet de penser qu’une adaptation du style est possible sans rougir. Sinon, les guitares sont évidemment très présentes sur ce disque, avec leur réverbération typique sur les rythmiques ou les arpèges propres aux slows. Mais il faut compter aussi sur un orgue très habité qui caractérise encore plus le répertoire « Automatic ».

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